Relance économique : 10 points à retenir de la visite de deux ministres aux Tricots Saint James

Les ministres ont pu visiter l’usine Les Tricots Saint James, au côté de son PDG, Luc Lesénécal. (©La Gazette de la Manche) Par Laura Bayoumy Publié le 28 Jan 21 à 20:58 

Depuis que l’entreprise Les Tricots Saint James, à Saint-James (Manche) a été approchée cet été 2020 par le gouvernement pour produire des masques, elle est la chouchoute des médias nationaux qui la présente comme une entreprise capable de rebondir en temps de crise – sanitaire comme économique -.

Relance grâce à l’export

La petite musique de success story a bien dû parvenir aux oreilles du gouvernement. Ce jeudi 28 janvier 2021, c’est depuis l’usine des Tricots Saint James que Franck Riester, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’attractivité et Alain Griset, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargé des Petites et Moyennes Entreprises, ont présenté la feuille de route dédiée aux Entreprises du patrimoine vivant (EPV), aux artisans et aux métiers d’art, sur le volet de l’export.

La presse a reçu un document où étaient recensés 28 points, sous forme de foire aux questions (FAQ). Un guide pratique à destination des entreprises pour annoncer les mesures quant à la relance des exportations. A défaut d’être exhaustif, on vous livre les projets des Tricots Saint James qui bénéficieront de cette aide :

  • Les Tricots Saint-James veulent miser sur l’export 
    Comme le souligne Luc Lesénécal, Les Tricots Saint James sont forts de 300 salariés. Chaque poste de travail nécessite 18 mois de formation. Ces petites mains dotées d’un grand savoir-faire envoient leurs pièces dans 25 boutiques à l’étranger, notamment sur les continents américain et asiatique. En 2013, 30% du chiffre d’affaires réalisé venait de l’exportation. « Depuis sept ans, on a gagné 10% et on vise les 50% », annonce le PDG qui doit bientôt s’envoler pour Dubaï à la conquête du Moyen-Orient.
  • Agrandir le site
  • L’entreprise veut agrandir le site en construisant des bureaux de show-room.
  • Investir dans du matériel
  • L’investissement dans des métiers à tricoter est de mise. « Nous en avons 75 et nous en renouvelons environ quatre an. » Cette aide va permettre d’aider les Tricots à renouveler ces métiers, l’an prochain.
  • Miser sur le digital
  • Pour conquérir de nouveaux marchés, il faut miser sur le digital. « On met en place un nouveau site internet pour associer toutes nos boutiques et les faire bénéficier de ce réseau. Ce sont des investissement lourds. L’enveloppe, sur les trois ans à venir est d’environ un million d’euros. L’aide accordée par l’État va nous permettre de maintenir le niveau d’investissement qui était déjà programmé. »
  • Emmener le Parapluie de Cherbourg aux États-Unis
  • « Avec Team export, on est en train de chiffrer combien cela peut coûter et combien du montant de l’aide on pourrait avoir pour emmener des entreprises aux États-Unis. » Parmi ces entreprises, figureraient Le parapluie de Cherbourg. 
  • « D’une part, cela nous permettra de reconquérir le marché américain qui a pas mal souffert de la crise sanitaire et d’autre part, ce sera l’occasion de faire profiter de notre réseau. »
  • Reconquérir l’Amérique
  • Parmi les leviers proposés par le gouvernement dans ce plan de relance des exportations, figure le chèque Volontaire international en entreprise (V.I.E.)
  • Ce dispositif qui vise à soutenir l’insertion des jeunes diplômés était déjà mis en place. Avant la crise, ils étaient 10 500 jeunes à en profiter et à contribuer à l’internationalisation des entreprises. Pour encourager de nouveau leur recrutement, le gouvernement met en place le chèque relance V.I.E. pour aider à financer la présence physique de ces salariés à l’étranger. Ce chèque qui s’élève à 5000€ est destiné aux PME-ETI.
  • Des magasins Pop-up
  • Pour reconquérir les États-Unis, l’entreprise a imaginé des magasins éphémères et nomades. Le mobilier se déplacera de ville en ville, en restant à Los Angeles, Miami, New York… pendant environ trois mois.  Le V.I.E sera notamment en charge de ce volet. 
  • Votre marinière aura un QR code 
  • « Je veux connaître le prénom du berger du mouton qui a donné la laine qui a servi à mon pull. » Ça peut paraître une lubie comme ça, n’empêche que Luc Lesénécal prend très au sérieux cette volonté de connaître la  traçabilité : « le consommateur veut savoir où c’est fait, comment c’est fait, par qui c’est fait ». Souhait bientôt exaucé !
  • Quels chiffres retenir ?
  • Le plan France relance prévoit 100 milliards d’euros pour sortir de la crise économique. C’est pourquoi le gouvernement prévoit d’investir 250 millions d’euros dans le volet export, afin de relancer.
  • Comment faciliter l’export aux entreprises
  • Il y avait, auparavant, une pléthore d’interlocuteurs pour parler d’export. Les entreprises qui n’y connaissent rien mais voudraient se lancer peuvent compter sur l’existence d’un guichet unique. Celui-ci se trouve dans les Chambres de commerces (CCI), afin de mailler le territoire. 
  • Dans le détail des mesures sont déclinés des dispositifs spécifiques aux EPV. Depuis septembre 2020, France Relance permet par exemple de bénéficier d’un chèque relance Export : prise en charge jusqu’à 50% par l’État d’une prestation. 

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