Rennes : Avec leur «restau solidaire», Diaby, Makré Yehou et Radji veulent rendre accessible la cuisine africaine

Ils proposent des plats africains à emporter à partir de 6,50 €. Soutenus par l’incubateur de l’économie solidaire TAg 35, Diaby Mama, Makré Yehou Macarios et Radji Bilikissou cherchent un local pour s’implanter.

Mettre à l’honneur la cuisine africaine, proposer des menus à des prix bas (6,50 €) et monter un chantier d’insertion en cuisine… C’est le projet de restaurant solidaire Akady à Rennes, imaginé par Radji Bilikissou, 29 ans, ingénieure télécoms, Makré Yehou Macarios, 42 ans, docteur en anthropologie de l’enfance et Diaby Mama, diplômée en management international, entreprenariat et innovation sociale.

Tous les trois se connaissent par l’association Ivoire espoir qui œuvre autour de l’alimentation, la santé et l’éducation. Ils se sont retrouvés aussi autour d’une passion commune : la cuisine. « Tout le monde ne peut pas s’offrir le restaurant. On a voulu rendre accessible la cuisine africaine pour que les personnes aux revenus modestes puissent aussi venir », explique Diaby Mama,

« Notre idée, c’est de monter un restaurant, qui soit aussi un café, une bibliothèque et un lieu d’exposition, pour favoriser les rencontres et la mixité sociale », explique Makré Yehou Macarios. Durant dix jours, pour le test, ce sont trois bénévoles qui sont derrière les fourneaux, un cuisinier et deux femmes qui connaissent bien la cuisine africaine […].

«Ça me rappelle le pays»
Marie-Cela, travaille à côté de Carrefour 18 : « Je viens car c’est une bonne initiative, solidaire ». Pour Mercia, « ça me rappelle le pays » et pour Serline, « c’est nettement moins cher qu’ailleurs, au moins deux fois moins coûteux. La cuisine africaine, en général, c’est assez cher. » Thierry, 70 ans, habitant du Blosne a aussi sauté sur l’occasion : « J’ai grandi en Afrique. Je me souviens très bien de la patate douce, du manioc et du mil. C’est bien de faire découvrir la cuisine africaine. »

[…] L’initiative a reçu le soutien de l’incubateur TAg 35 spécialisé dans l’économie sociale et solidaire. Les trois amis à l’origine du projet cherchent maintenant un local. Ils envisagent de se fournir auprès de producteurs locaux et pour les produits exotiques, pâte d’arachide, noix de muscade, bissap, épices, atéké… via une coopérative tenue par des femmes, en Côte d’Ivoire : Siemen «qui signifie essuie tes larmes»…

Ouest France