Rome : “Non à la guerre, non à l’envoi d’armes en Ukraine”, important rassemblement aux couleurs LGBT

Des dizaines de milliers de militants en faveur de la paix en Ukraine se sont rassemblés samedi dans la capitale italienne pour protester contre la décision du nouveau Premier ministre Giorgia Meloni d’envoyer plus d’armes en Ukraine. Les syndicats et l’ancien Premier ministre Giuseppe Conte menaient la marche.

Entre un soutien unanime à la position du Vatican dans le conflit, l’exhortation à un cessez-le-feu aux contours parfois incertains, les craintes d’une escalade nucléaire mêlées à des références aux premières luttes politiques de l’ère Meloni, la guerre en Ukraine a trouvé à Rome une caisse de résonance singulière, samedi 5 novembre.

Répondant à l’appel de syndicats, d’associations laïques de gauche ou d’autres issues du monde catholique, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont marché en cortège « pour la paix » dans la capitale, dans un climat où les questions internationales n’ont cessé de faire écho à des problématiques de politique intérieure.

Il en va ainsi à Rome, où une classe politique divisée sur l’envoi d’armes à Kiev doit tenir compte d’une opinion travaillée par les conséquences matérielles du conflit autant que par un mouvement pacifiste plus puissant qu’ailleurs, et où coexistent dans la même ville les diplomaties des deux Etats souverains, et pas nécessairement alignés, que sont la République italienne et le Vatican.

La réalité complexe qui en résulte s’est incarnée dans l’après-midi sous la façade monumentale de la basilique Saint-Jean-de-Latran, parmi la foule nombreuse assemblée sur la place et sur scène, au fil des discours de responsables religieux, de catholiques laïcs, de militants pacifistes et de représentants de la gauche progressiste et de syndicalistes, réunis sous l’égide morale du souverain pontife.