Royaume-Uni : Grâce à un détecteur de métaux, un amateur découvre le plus grand trésor de pièces d’or médiévales au monde

En Angleterre, un « détectoriste » anonyme a réuni au cours des 30 dernières années un ensemble de pièces d’or en passe d’être officiellement déclaré le plus grand trésor de pièces d’or de l’époque anglo-saxonne, vieux de 1.400 ans. Une découverte « d’importance internationale ».  

Dans le comté de Norfolk (Angleterre), un « détectoriste » amateur anonyme a réuni au cours de ces 30 dernières années un ensemble de pièces d’or, déterrées sur son propre terrain. Les quelque 131 pièces et quatre objets en or devraient prochainement être officiellement déclarés plus grand trésor de pièces d’or de l’époque anglo-saxonne (env. Ve – XIe siècle) par le coroner du comté, selon les critères établis par le « Treasure Act » [l’Acte des Trésors] de Grande-Bretagne. Selon Tim Pestell, conservateur en archéologie du musée et de la galerie d’art du château de Norwich, cette découverte est « d’importance internationale ».

Enterré dans ce qui est aujourd’hui l’ouest du Norfolk vers 600 avant J.-C., ce trésor de 131 pièces et de 4 objets en or est plus important que la cachette découverte à Sutton Hoo en 1939. La région où les deux trésors ont été découverts – aujourd’hui l’est de l’Angleterre – faisait autrefois partie du royaume d’East Anglia.

Cette découverte est d’une importance capitale. Sa date est proche de celle de la célèbre sépulture de bateau de Sutton Hoo dans le Suffolk, et bien qu’elle ne contienne pas autant d’or que l’ensemble de la sépulture de Sutton Hoo, elle contient beaucoup plus de pièces”, déclare Gareth Williams, conservateur des pièces du haut Moyen Âge au British Museum, dans un communiqué. “En fait, il s’agit du plus grand magot de pièces de cette période connu à ce jour”.

Un ensemble vieux de 1400 ans

Vieux de 1400 ans selon les estimations, cet ensemble comprend une majorité de « Trémissis » francs, ainsi que neuf « solidi » (une pièce de l’empire byzantin valant trois trémissis). Parmi les quatre objets en or trouvés sur le même terrain, on compte notamment un bractéate et une petite barre, ce qui suggère que la valeur des pièces d’or était en fait déterminée par leur poids.

Cet ensemble comprend une majorité de « Trémissis » francs, ainsi que neuf « solidi » et quatre objets.

L’étude de ce magot et de son lieu de découverte pourrait débloquer nos connaissances du début du commerce et des systèmes d’échange, et de l’importance du Norfolk de l’ouest pour les rois dirigeants de l’Est-Anglie au VIIe siècle », a expliqué Tim Pestell.

Le « Treasure Act »

Réuni pièce par pièce au cours des 30 dernières années, le butin vient seulement d’être déclaré par son découvreur, qui souhaite rester anonyme. Le « Treasure Act » de 1996, qui sert à déterminer pour chaque magot s’il peut être qualifié de « trésor », compte plusieurs critères. L’ensemble doit être constitué d’au moins 10% de métal précieux et être vieux d’au moins 300 ans.

Parmi les quatre objets en or, on compte un bractéate et une petite barre.

Si les objets déterrés par ce détectoriste répondent à ces critères, ils deviendront alors propriété de la couronne, qui pourra alors les vendre auprès d’un musée intéressé. Celui-ci devrait être acheté par le musée du château de Norwich, avec le soutien du British Museum.

Smithsonian Mag