Royaume-Uni : La famille royale va engager plus de personnel issu de minorités ethniques

En mars dernier, après les révélations fracassantes de Meghan Markle et du prince Harry à l’encontre de la famille royale, la reine Elizabeth II avait immédiatement réagi en publiant un communiqué. Elle y écrivait alors “Les questions soulevées, en particulier celles liées à la race, sont préoccupantes . Bien que certains souvenirs puissent varier, elles sont prises très au sérieux et seront traitées par la famille en privé“. Trois mois plus tard, alors que Buckingham Palace a été accablé par une enquête du Guardian, la reine a pris une décision importante.

D’une part, les officiels du châteaux ont reconnu que seuls 8,5% des personnes travaillant pour la reine étaient issus de milieux ethniques noirs, asiatiques et minoritaires (8% à Clarence House, la demeure du prince Charles). D’autres part, un porte parole a acté que la diversité au sein du personnel “n’est pas ce que nous aimerions qu’elle soit“. Un grand pas en avant pour la Couronne, qui selon le quotidien anglais aurait longtemps fait de la discrimination à l’embauche pour son personnel administratif.

Buckingham Palace face aux accusations de racisme

Le 2 juin dernier, un dossier renseigné de documents trouvés aux Archives nationales avait en effet pointé du doigt des méthodes louches. On a ainsi appris qu’en 1968, le directeur financier de la reine aurait en effet informé les fonctionnaires qu’il “n’était pas d’usage de nommer des immigrants de couleur ou des étrangers” à des postes de bureau dans la maison royale, bien qu’ils soient autorisés à travailler comme domestiques.

Ce qui a été décidé

Pire encore, le palais aurait négocié des clauses spéciales à la loi (une procédure parlementaire obscure, connue sous le nom de “consentement de la reine“) pour empêcher à ces employés de porter plainte pour discrimination. A Buckingham Palace, on a de fait ouvertement admis qu’on devait “faire plus” pour la diversité, à l’avenir. Et un objectif de 10 % a été fixé pour 2022. A vos CV !

MSN