Royaume-Uni : L’acteur Rowan Atkinson compare les censeurs de la “cancel culture” à une foule médiévale à la recherche de quelqu’un à brûler

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Rowan Atkinson, 65 ans, bien connu pour ses rôles de Mr Bean et de Blackadder, a condamné la “cancel culture”. Le célèbre acteur britannique qui plaide depuis toujours pour la liberté d’expression, a comparé les nouveaux censeurs à une «foule médiévale errant dans les rues à la recherche de quelqu’un à brûler».

L’interprète de Mr. Bean a estimé qu’il était important d’être “exposé à un large éventail d’opinions”. Il s’est attaqué à la « cancel culture ». Cette tendance de l’extrême gauche de vouloir censurer, piétiner ou tout bonnement effacer la culture et l’histoire, ne ferait donc pas l’unanimité. Rowan Atkinson – connu pour son interprétation du célèbre agent britannique Mr. Bean – n’a pas mâché ses mots. Il a accordé une interview à Radio Times ce mardi 5 janvier. 

L’acteur a comparé la cancel culture à « l’équivalent numérique de la horde médiévale errant dans les rues à la recherche de quelqu’un à brûler ». De ce fait, « c’est effrayant pour n’importe qui, qui serait victime de cette horde, et cela m’inquiète pour le futur ». 

« Une vision simpliste, binaire de la société » 

Toujours auprès de Radio Times, il a développé : « Le problème que l’on a sur Internet, c’est qu’un algorithme décide de ce que l’on veut voir, ce qui finit par créer une vision simpliste, binaire de la société. Cela devient ‘vous êtes avec nous ou vous êtes contre nous’. » Rowan Atkinson a alors fait un triste constat : « Et si ‘vous êtes contre nous, vous méritez d’être effacés’ (cancelled). » Or, pour le comédien britannique, il est « important d’être exposé à un large éventail d’opinions ». 

Ce n’est pas la première fois que Rowan Atkinson donne son point de vue sur la société. En août dernier, l’acteur avait émis des réserves sur le projet de loi pour condamner le blasphème en Écosse. Dans une lettre, il craignait que cette mesure n’entraîne une augmentation des poursuites pour ceux qui expriment des opinions controversées, passibles d’une peine d’emprisonnement maximale de sept ans, et touche ainsi à la liberté d’expression. D’autres artistes s’étaient élevés contre ce projet de loi dans cette lettre.

Express

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