Royaume-Uni : Les universités d’Oxford et de Cambridge diplômées de la diversité

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En Grande-Bretagne, les deux prestigieux établissements mènent de dynamiques politiques d’intégration des étudiants noirs, métis et asiatiques. Des élèves qui se sont mués, à leur tour, en ambassadeurs, contribuant à ouvrir davantage ces temples du savoir.

Un discret tweet avait attiré notre attention début octobre, moment des freshers weeks, les semaines d’intégration dans les campus britanniques (qui, cette année, ont été en partie virtuelles du fait de la pandémie). On y voyait le cliché d’un drapeau panafricain, rouge, noir, vert, l’étendard des mouvements de libération noirs, flottant sur le toit du collège Churchill. L’établissement précisait vouloir « célébrer le mois de l’histoire noire au Royaume-Uni ».

Un symbole de tissu –mais quel symbole ! Il faut venir à Cambridge, au cœur de la campagne anglaise, pour mesurer à quel point ce haut lieu de la transmission du savoir respire encore l’immuable et les privilèges. Des ruelles pavées, des librairies indépendantes et ces vénérables bâtiments disséminés en plein centre-ville : les tours crénelées de St John’s College, King’s College et sa sublime chapelle gothique…

Une discrète révolution

Tout comme sa rivale Oxford, à une centaine de kilomètres plus à l’ouest, Cambridge fut l’apanage, pendant huit siècles, d’une élite blanche et masculine. Elle fut la dernière des universités britanniques à accorder des diplômes aux femmes (en 1948). […]

Le Monde