Russie : L’inflation augmente de 15% en juillet et le PIB chute de 4 % sur un an au second trimestre

Il s’agit des premiers chiffres de Rosstat portant sur la croissance sur un trimestre plein en Russie depuis le lancement de l’offensive de Moscou contre l’Ukraine, fin février.

Le produit intérieur brut (PIB) de la Russie s’est contracté de 4 % au deuxième trimestre par rapport à la même période en 2021, selon une estimation statistique officielle publiée vendredi 12 août, montrant l’impact des sanctions économiques contre Moscou. Le PIB s’est élevé “à 96 % (de sa valeur) à la même période en 2021, selon les estimations préliminaires”, a déclaré l’agence de statistiques Rosstat dans un communiqué, ajoutant qu’une évaluation plus complète serait publiée le 9 septembre. Il s’agit des premiers chiffres de Rosstat portant sur la croissance sur un trimestre plein en Russie depuis le lancement de l’offensive de Moscou contre l’Ukraine, fin février.

Après le déclenchement de cette intervention militaire, les pays occidentaux ont imposé de lourdes sanctions à Moscou qui pèsent sur l’économie russe. Si le PIB russe avait enregistré au premier trimestre 2022 une croissance de 3,5 % sur un an, selon Rosstat, le pays s’enfonce désormais dans une période de récession. La Banque centrale russe a indiqué vendredi s’attendre à une contraction du PIB comprise entre 4 % et 6 % en 2022, puis entre 1 % et 4 % en 2023, avant une remontée à partir de 2024.”

Conséquences des sanctions occidentales

“Le déclin du PIB atteindra un plancher lors des six premiers mois de 2023”, a estimé vendredi le vice-gouverneur de la Banque centrale, Alexeï Zabotkine. “L’économie se dirige vers un nouvel équilibre à long terme (…) Avec la transformation de l’économie, la croissance reprendra”, a-t-il ajouté. Les sanctions occidentales, qui ciblent notamment les secteurs énergétique et bancaire, ont frappé l’économie russe de plein fouet, avec un impact sur les chaînes logistiques et les exportations. L’inflation a atteint en avril son plus haut niveau en deux décennies, avant de ralentir. Elle reste toutefois élevée, atteignant +15,10 % en juillet sur un an.

Capital