Russie : Trois étudiants Burundais victimes de meurtre, la piste raciste évoquée par un diplomate

Suite à une série de meurtres de ressortissants Burundais en Russie, la représentation diplomatique de ce pays africain a donné de la voix. En effet, l’ambassadeur de la Burundi en Russie n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer des meurtres qui auraient forcément des liens avec le racisme. Le diplomate Édouard Bizimana explique qu’à quelques mètres des lieux où les différents meurtres ont eu lieu, se trouvaient plusieurs indices qui permettent de confirmer la thèse d’un acte commis par des membres de mouvement nationaliste.

« Je pense que ça a pu avoir un lien avec le racisme parce que, sur le lieu de l’assassinat de Jolivet Makoroka, près de l’université, il y avait des signes et des dessins qui pourraient désigner une appartenance à un mouvement nationaliste. C’est par rapport à ça aussi que les autorités russes doivent s’impliquer. Car, s’il s’agit de cette idéologie, c’est un mal plus profond. », a notamment martelé le diplomate burundais.

 Il n’a pas manqué de dénoncer le silence qui est observé dans les différentes enquêtes initiées dans le cadre des enquêtes. L’ambassadeur indique que le meurtre qui a eu lieu l’année dernière n’a jusqu’ici pas été élucidée. « Sur le cas de l’année passée, on a eu des échanges avec les autorités russes qui disaient avoir quelque chose à vérifier. Or, jusqu’à maintenant, nous n’avons pas eu de nouvelles. », a dénoncé le diplomate Édouard Bizimana.

Les affaires étant en cours d’instruction, l’ambassade n’arrive pas à récupérer les biens de ces étudiants, qui sont toujours aux mains des enquêteurs. Édouard Bizimana explique que les deux victimes avaient des comptes dans différentes banques et que l’étudiant assassiné l’an dernier à Kolomna avait même un véhicule. Chaque fois, les familles posent des questions et l’ambassadeur n’a aucune réponse à leur apporter, car les autorités chargées des enquêtes ne livrent aucune information.

Iwacu