Saint-Brévin (44) : Sept militants nationalistes interpellés en marge d’un colloque sur l’accueil des migrants

Au total, plus de 550 véhicules ont été contrôlés aux abords du site où se tenait ce colloque intitulé « Accueillir les exilé-es. Pourquoi ? Comment ? ».

Une nouvelle journée sous tension dans cette petite ville de Loire-Atlantique. Soixante militants de l’ultra-droite venus samedi à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique) « pour une action contre la tenue » d’un colloque sur l’accueil des exilés ont été repérés par la gendarmerie, a-t-on appris de source proche du dossier.

Six gardes à vue sont en cours pour port d’arme par destination et participation à un attroupement en vue d’une manifestation non déclarée », a affirmé cette source. La préfecture de Loire-Atlantique a fait état en fin de journée de sept interpellations.

Le colloque, organisé par quatre associations, se déroulait samedi sous haute surveillance en raison des tensions entourant le déménagement du centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) de la commune.

Une journée sous haute sécurité

Toute la journée, des voitures de gendarmerie encadraient l’accès au site où avait lieu ce colloque, intitulé « Accueillir les exilé-es. Pourquoi ? Comment ? », et contrôlaient les véhicules circulant à proximité. La gendarmerie a contrôlé plus de 550 véhicules, selon la préfecture.

Vendredi, la mairie avait pris un arrêté municipal interdisant les manifestations autour du site du colloque, de la mairie et du futur Cada. La piscine et le cinéma situés près de la salle où se tenait le colloque avaient été fermés pour la journée, sur décision de la préfecture. Celle-ci avait par ailleurs autorisé l’usage de drones de surveillance pour la journée.

Des manifestations d’extrême droite se sont enchaînées à Saint-Brévin, tranquille station balnéaire, depuis l’officialisation, fin 2021, du transfert d’un centre d’accueil de demandeurs d’asile (Cada), qui existait déjà dans la commune. L’année de son ouverture, en 2016, le centre avait fait l’objet de tirs de carabine.

L’ancien maire de la ville, Yannick Morez, avait démissionné en mai après avoir fait l’objet de menaces de l’extrême droite. Ces attaques avaient culminé en mars dernier avec l’incendie de deux véhicules du maire devant son domicile, dont la façade avait également été touchée par les flammes.

Le Parisien