Saint-Jean-Brévelay (56) : L’entreprise Celvia Dinde doit s’adapter au multiculturalisme et au « vivre ensemble »

Trois journées ont permis aux 450 salariés du site brévelais de se questionner par le théâtre, l’expression photographique… sur la nécessité de communiquer.

Le directeur Christophe Grimm en est à sa sixième année à la tête de la succursale brévelaise et sa deuxième édition de la semaine « Prévention Santé » destinée à tous ses collaborateurs.

Une telle manifestation lui paraît nécessaire en s’adressant directement à ses 450 salariés, réunissant une vingtaine de nationalité.

En effet, nous avons constaté que des problèmes de communication existent, en lien avec le multiculturalisme notamment de nos salariés sur le site et peuvent être générateurs de tensions potentielles. Difficultés de transmission des consignes, mauvaise compréhension de la langue française, difficultés de communication entre les salariés et leur hiérarchie… Comme en 2021, nous voulons donner du sens à notre action pour améliorer notre visibilité et les conditions de travail, comprendre les mode de vie. Seulement 10% de notre travail est concerné par l’abattage. Nous anticipons la réglementation européenne comme le prouve la création du futur bâtiment de 2000 ha consacré au quai vif ». – Christophe Grimm, directeur de Celvia Dinde

« Bonjour » en sept langues !

Le programme de l’animation sur trois jours comprenait un concours photographique sur le thème  « De l’endroit préféré d’où je viens » produit par les salariés avec un vote interne.

A l’entrée du chapiteau, une immense mappemonde précisait les origines géographiques des agents. Dans leur salle de réfectoire et de pause, le mot « bonjour » est traduit en sept langues de l’anglais à l’espagnol en passant par l’arabe, l’érythréen, le comorien ou le roumain. C’est dans cette même salle qu’un exercice ludique de théâtre d’improvisation porté par les comédiens de Saint-Avé du groupe Ydith a permis aux agents de la Celvia d’intégrer quelques secrets de communication verbale ou non verbale, pour eux-mêmes ou pour leur hiérarchie.

L'équipe des RH, organisatrice. De g à d: Charlotte Le Clère, Stéphane Caillebot, Boris Dletang, Christophe Grimm, Léa (stagiaire) et Pascal Laurent, devant la mappemonde interculturelle.

L’équipe organisatrice : Charlotte Le Clère, Stéphane Caillebot, Boris Dletang, Christophe Grimm (Dt),  Charlène Le Guévello, Léa (stagiaire) et Pascal Laurent, devant la mappemonde interculturelle.

Les huit représentations théâtrales sous forme de théâtre citoyen par groupes de 40-50 personnes sur les situations de communication issues de l’usine leur ont révélé l’utilité d’énoncer clairement leurs problèmes et de les résoudre en équipe et avec leur manager sans tabou. 

Le « vivre ensemble »

En parallèle, une animation sur la santé orchestré par un partenaire intérim avec un jeu concours quizz, une intervention du camion FASTT, accompagnateur des intérimaires sur la chasse aux risques élargi à tous les salariés et un simulateur de chutes de plain pieds ont permis de compléter la panoplie des préventions de risques déjà évoqués en 2021.Vidéos : en ce moment sur Actu

Le vivre ensemble souhaité par la direction et toute l’équipe des ressources humaines s’est concrétisé le dernier jour par un déjeuner en barbecue d’un produit volaille emblématique. L’occasion pour rassembler toutes les forces vives du site brévelais, salariés et managers, d’inviter la vingtaine de partenaires de l’opération, et les équipiers des autres sites de Bignan.

Les échanges se sont poursuivis sur les pratiques en élevage avec un éleveur de dindes, amenant ses poussins nés du matin, et autour d’une autre exposition photos décrivant trois élevages bretons. Au milieu de tous ces invités, deux traducteurs de cinq langues, Carmen et Florin Vermelen de Multipôle Pontivy, ont constitué le ferment du vivre ensemble en accompagnant pendant trois jours les échanges et les éclaircissements des salariés lors des ateliers de théâtre.

Ils sont souvent appelés pour dénouer les barrières de la langue. Une présence indispensable au sein l’usine et dans les ateliers pour développer l’art de coopérer.

La Gazette du Centre Morbihan