Saint-Quentin (02) : De la Guinée au centre pénitentiaire de Laon, le parcours d’un jeune migrant “avec des rêves plein la tête”

Le jeune homme est arrivé en France en mai 2020 avec des rêves plein la tête. Après un voyage de la Guinée-Conakri au Mali en passant par la Libye et l’Italie, la triste réalité a rattrapé le migrant âgé de 18 ans. Son périple s’est finalement achevé au centre pénitentiaire de Laon où il a été incarcéré, ce lundi 12 juillet, après de nouveaux outrages proférés contre des agents de la sûreté ferroviaire. Il faut dire que le prévenu avait déjà reçu un premier avertissement avec une précédente condamnation pour des faits similaires prononcée en mars dernier. Pas de quoi bouleverser les habitudes du jeune homme qui erre de gare en gare pour tuer le temps.

« Je vais te tuer et si ce n’est pas moi, je demanderai à quelqu’un de le faire »

Comme le 9 juillet dernier quand des agents de la sûreté ferroviaire doivent intervenir en gare de Saint-Quentin. À leur arrivée, les fonctionnaires constatent que l’homme est ivre, sans masque de protection et écoute la musique sans se soucier des autres usagers. Rappelé à l’ordre, le voyageur indélicat obtempère mais cinq minutes plus tard, le volume de son téléphone portable est à nouveau poussé à fond. Invité à quitter les lieux, le jeune homme se montre alors agressif. Il bouscule deux agents et profère des menaces de mort.

Je vais te tuer et si ce n’est pas moi, je demanderai à quelqu’un de le faire  », hurle-t-il avant de se précipiter vers les poubelles situées à l’extérieur.

Il en ressort une canette en verre avec laquelle il menace les fonctionnaires. L’homme prend finalement la fuite à la vue d’une patrouille de police après avoir jeté la bouteille en direction des agents de la sûreté ferroviaire.

Des faits que le prévenu conteste vivement. Dans un Français plus qu’approximatif, il affirme n’avoir jamais adressé la parole aux fonctionnaires de la SNCF et s’être contenté de poser la bouteille sur le sol. Des déclarations en totale contradiction avec les dépositions des victimes et les constatations effectuées par les fonctionnaires de police.

Une version loin de convaincre le tribunal correctionnel de Saint-Quentin qui a prononcé une peine de trois mois de prison à laquelle s’ajoute quatre mois de révocation de sursis.

L’Aisne Nouvelle