« Samuel Paty s’est suicidé… »

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« Les civilisations meurent par suicide, non par meurtre », professait le grand historien britannique Arnold Toynbee. La preuve par Samuel Paty ?

Bon, arrêtons la moraline… Samuel Paty n’a pas été assassiné, il s’est suicidé. À l’image de l’immense majorité des profs d’histoire de l’Éducation « nationale »1, Samuel Paty était un rouage consentant de l’idéologie immigrationniste, de l’ouverture à l’Autre (les autres avant les nôtres) et du vivre-ensemble diversitaire. Il en est mort, et rien ne doit là nous surprendre.

La vie, c’est simple. Le principe de causalité suppose que A entraîne B qui entraîne C, etc., si certaines conditions sont réunies. Soit on accepte ce principe, soit le monde physique est fou.

La forme psychologique du principe de causalité est le principe de cohérence ou de conséquence : si j’opte pour une décision A, qui entraîne logiquement une conséquence B, je dois accepter comme logique, nécessaire, incontestable, voire souhaitable, cette conséquence B.

Si je refuse l’enchaînement des causes et des effets, je suis incohérent, inconséquent, au mieux irresponsable, au pire fou. Au moment de l’« accident », répéter en boucle : « Je n’ai pas voulu ça ! » ne manifeste que la dégénérescence des facultés cognitives du locuteur. Si, benêt, tu l’as voulu !

La logique mieux que l’« éducation civique »

Ne croyez pas que ce type d’inconséquence soit exceptionnel. C’est même la règle d’un monde déboussolé dans tous les domaines de la décision politique et morale.

On adule le projet européiste qui finance les délocalisations industrielles et on pleure sur la fermeture de l’usine Bridgestone. Les employés de Bridgestone qui ont voté pour Macron, Hollande, Sarkozy, la CFDT, FO, etc., se sont suicidés économiquement.

Le chef du gouvernement italien Aldo Moro avait accepté le démantèlement des services de renseignement antiterroristes de l’État, comme condition préalable au compromis historique avec le Parti communiste italien dans les années 70. Quand les Brigades rouges l’ont enlevé, il ne restait personne dans l’État italien capable de réfléchir politiquement à la manière de le retrouver rapidement et vivant. Aldo Moro s’est suicidé.

Aux États-Unis, les conseils municipaux de nombreuses villes démocrates ont voté l’abolition des services de police ou, à tout le moins, la réduction de 50 % de leurs budgets de fonctionnement. Résultat des courses : quand le gentil malfrat force la porte de la cuisine et qu’on appelle le 911 (le numéro d’appel des secours), personne ne décroche le téléphone. Quand le nombre de crimes de sang à New York est multiplié par quatre en un an, c’est que les électeurs démocrates qui meurent sous les coups des criminels se suicident.

99 % des manifestants, place de la République, qui défilent en solidarité contre le sort épouvantable de Samuel Paty, sont depuis des années, de manière constante et militante, des promoteurs d’une politique suicidaire d’immigration et de tolérance pour une culture que la France n’a plus la volonté ni les moyens d’assimiler.

La première des matières à enseigner dans les cours de prétendue « éducation civique », c’est la bonne vieille logique, qui est – aussi – la base du principe de responsabilité. « A entraîne B qui entraîne C… »

Lionel Rondouin

1 – Déclaration de Jules Siran, professeur d’histoire-géographie, co-secrétaire du syndicat Sud-Éducation, dimanche 13 octobre sur France Inter, après la décapitation de Samuel Paty : « Nous ce qui nous inquiète, c’est la mise en avant de thématiques qui font le jeu de l’extrême droite et des déferlements islamophobes… »

Revue Éléments