Sciences Po : Pour Mathilde Cohen, “La renommée de la cuisine française dans le monde contribue à la suprématie blanche” (Màj : “Comme tous les virus, la blanchité produit des variants et ici on a le variant alimentaire”)

10/07/2021

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26/06/2021

Dans le cadre d’un séminaire organisé par Sciences Po Paris et l’Université de Nanterre, cette chercheuse a défendu le concept de «blanchité alimentaire» comme outil de «l’identité raciale dominante». L’école se défend, affirmant ne promouvoir «aucune théorie ni école de pensée particulière».

La gastronomie française, raciste? C’est ce qu’a expliqué une chercheuse dans une intervention qui suscite depuis la polémique sur les réseaux sociaux, à l’occasion de la «semaine doctorale intensive» organisée par l’École de Droit de l’Institut d’études politiques de Paris chaque année. «Le repas français est souvent représenté comme un rituel national auquel tous les citoyens peuvent participer à égalité», introduit-elle. Jusqu’ici, on ne saurait lui donner tort. Mathilde Cohen, chargée de recherche au CNRS mais également maître de conférences à l’université du Connecticut aux États-Unis, continue: «les habitudes alimentaires sont façonnées par les normes des classes moyennes supérieures blanches.»

La «blanchité alimentaire» participerait à «renforcer la blanchité comme identité raciale dominante», en s’imposant dans la société à l’aide du droit, si l’on en croit la chercheuse. Elle appuie son raisonnement sur deux exemples: d’un côté, les cantines scolaires établies aux XIXe siècle et justifiées par «un discours racialisé et eugéniste» auraient établi les «normes blanches et chrétiennes» comme normes par défaut. De l’autre, la nationalité française aurait été accordée en fonction de «perfomances blanches» dont font partie les habitudes alimentaires. «Les administrateurs coloniaux prêtaient attention aux modes de vie des postulants, y compris leurs habitudes alimentaires: mangeaient-ils du riz ou du pain? Mangeaient-ils au sol ou attablés?», poursuit la chercheuse. «Le droit contribue à marginaliser les minorités raciales et ethnologiques en accordant à la culture alimentaire blanche française le statut de régime alimentaire privilégié et juridiquement protégé», conclut-elle.

Pour terminer, Mathilde Cohen déplore que ce «problème» dépasse largement la France, car, souligne-t-elle, «la cuisine française est dans de nombreux pays un modèle de technique culinaire et de gastronomie.»

Le Figaro

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Ce jeudi, c’était la fête du blanc sur la web TV de Sciences Po. Pendant près de dix minutes, deux universitaires ont présenté les leviers les plus improbables de la suprématie blanche.

Ce jeudi 17 juin, vous avez sûrement raté « Une République blanche ? Blanc.hes et blanchité en France », diffusé sur YouTube lors d’un live produit par Sciences Po. Dans cette séquence, Sarah Mazouz, chargée de recherches au CNRS, et Mathilde Cohen, professeur de droit à l’université du Connecticut, débitent des insanités racialistes dans le jardin des Tuileries : « La France est une nation où la majorité de la population est blanche et où les institutions juridiques ont activement créé et perpétué les hiérarchies et oppressions raciales ». Sans manquer de nous rappeler mines affligées que devant l’Assemblée nationale trône un monument à la gloire de la « suprématie blanche » : la statue de Colbert.

Si l’esclavage les préoccupe tant, peut-être pourraient-elles s’intéresser aux pratiques actuelles d’autres pays moins blancs, par exemple le Liban, le Qatar, ou l’Arabie Saoudite, où l’on confisque le passeport des travailleurs immigrés réduits en esclavage à cause du régime islamique de la Kafala (« adoption » et par extension tutelle de l’étranger). Condamner le viol des bonnes Philippines, et le fait que les ouvriers pakistanais tombent des échafaudages sous 45 degrés, relève sûrement de l’ethno-blanco-centrisme. […]

L’Incorrect

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