Sète (34) : Maxime Beltra meurt neuf heures après avoir été vacciné contre le Covid (Màj)

29/07/2021

En quelques heures, il est devenu le symbole du mouvement antivax Covid sur les réseaux sociaux. Maxime Beltra, un jeune Sétois de 22 ans, est décédé ce lundi 26 juillet au soir, alors qu’il avait reçu une première injection du vaccin Pfizer plus tôt dans l’après-midi. Dans une vidéo qu’il a partagée mardi très tôt dans la matinée, un homme se présentant comme étant le père de Maxime affirme que son fils est décédé à 23 heures «suite à un choc allergique après avoir été vacciné à 14 heures».

La mort de Maxime Beltra n’est certainement pas une allergie au vaccin » – Pr Frédéric Bérard, allergologue spécialiste de l’allergie aux médicaments au CHU de Lyon

Une enquête a été ouverte au parquet de Montpellier, mais pour l’heure, le lien entre la vaccination de Maxime et son décès n’est pas établi. Les médecins allergologues interrogés par Le Figaro estiment même qu’il est hautement improbable que le vaccin ait pu entraîner la mort du jeune homme. «Il faut rester prudent, d’autant plus qu’on ne connaît pas le dossier médical. Mais si un choc anaphylactique doit survenir, il se manifeste dans l’heure qui suit la vaccination, voire dans les 15 à 30 minutes après l’injection», explique le Pr Frédéric Bérard, allergologue spécialiste de l’allergie aux médicaments au CHU de Lyon. D’où la nécessité de rester un quart d’heure en observation après avoir eu sa piqûre. «Ce jeune homme est décédé brutalement, c’est dramatique. Mais ce n’est certainement pas une allergie au vaccin», estime le médecin.

Un avis partagé par le Pr Frédéric de Blay, responsable du service d’allergologie du CHU de Strasbourg et président de la société française d’allergologie. «Un choc anaphylactique survenant 9 heures après la vaccination, cela n’est jamais arrivé. A priori, ça ne ressemble pas du tout à une anaphylaxie due à un produit injectable», indique-t-il, en souhaitant que «l’autopsie apporte plus d’informations».

Pour rappel, un choc anaphylactique (ou «anaphylaxie») est la forme la plus spectaculaire et dangereuse d’une allergie. Il s’agit d’une urgence qui peut être fatale si elle n’est pas prise en charge très rapidement. Elle peut se manifester par divers symptômes (urticaire, malaise, œdème de Quincke, difficultés respiratoires, perte de connaissance…). Seul remède : l’adrénaline injectée par voie intramusculaire à l’aide d’un stylo auto-injecteur, que les personnes allergiques peuvent se procurer en pharmacie, sur ordonnance.

Une allergie alimentaire en cause ?

Six fois sur dix, c’est un aliment qui est responsable de l’anaphylaxie. Entre 2002 et 2017, près de 2000 cas d’anaphylaxie sévère dus à un aliment ont été signalés, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments. Justement, l’une des pistes examinées dans le cas du décès de Maxime Beltra est celle d’une allergie très grave d’origine alimentaire. Interrogé par Le Huff Post, le Pr Jean-Luc Faillie, responsable du centre de pharmacovigilance de Montpellier, est sorti de sa réserve pour signaler que l’enquête «s’oriente beaucoup vers un problème d’allergie alimentaire qui ne semblerait pas être en relation avec la vaccination».

Sur France Info, le procureur de la République de Montpellier, Fabrice Bélargent a indiqué qu’«il est d’ores et déjà établi que le jeune homme a absorbé peu avant son décès un aliment pour lequel il avait une allergie connue». Contacté par Libération, le père du jeune homme a d’ailleurs confirmé que son fils avait «des antécédents allergiques avec un œdème de Quincke.»

Alors qu’une réaction allergique à un médicament injectable survient généralement dans les minutes qui suivent son administration, celle consécutive à l’ingestion d’un aliment allergène peut prendre plus de temps. «Il est possible de faire une allergie alimentaire plusieurs heures après avoir mangé car l’allergène peut mettre un certain temps à traverser la paroi du tube digestif et à se rendre dans le sang», explique le Pr Bérard.

Ceci étant dit, rappelons que ce vaccin est bel et bien susceptible de provoquer une réaction allergique. Selon une enquête de pharmacovigilance publiée début juillet par l’Agence nationale de sécurité du médicament, 412 cas d’hypersensibilité ou d’anaphylaxie ont d’ailleurs été signalés chez des personnes ayant reçu une injection de Pfizer depuis le début de la campagne vaccinale en France (sur 42,5 millions d’injections). Parmi elles, 69 ont dû être hospitalisées, mais toutes ont connu une évolution favorable et rapide (24 heures), selon le rapport.

Heureusement, toutes les personnes ayant des antécédents allergiques (alimentaires, piqûre de guêpe, médicaments…) ne sont pas à risque de faire un choc anaphylactique avec le vaccin Pfizer. En pratique, seules deux situations contre-indiquent son administration, comme le rappelle le Pr de Blay. «Soit il faut avoir des antécédents d’allergie immédiate à l’un des composants du vaccin, à savoir le polyéthylène glycol (PEG) ou les polysorbates, ce qui concerne environ une personne sur un million ; soit il faut avoir déjà fait une réaction anaphylactique touchant plus de deux organes lors de la première injection d’un vaccin à ARN messager», indique le médecin allergologue. Le fait d’avoir déjà fait une réaction allergique à un médicament identifié, qui ne contient ni PEG, ni polysorbate, n’est donc pas un problème pour recevoir le vaccin Pfizer.

En revanche, «si une personne a déjà fait une réaction allergique sévère à un vaccin par le passé, ou bien à un médicament injectable dont vous ne connaissez pas le nom, il est nécessaire de faire un bilan allergologique afin de savoir si le vaccin Pfizer peut être utilisé», détaille Frédéric de Blay.

Le Figaro

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19/07/2021

La vidéo est largement relayée sur les réseaux sociaux (et rapidement censurée sur Youtube), où le hashtag #maximebeltra se répand. Les images montrent le certificat de vaccination de Maxime Beltra et, sans apparaître à l’écran, Frédéric Beltra annonce le décès de son fils, âgé de 22 ans. « Suite à un choc allergique », précise-t-il.

Maxime Beltra, 22 ans, est mort le 26 juillet 2021, vers 23 h, à Sète (Hérault). Le même jour, le jeune homme originaire des Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône) avait reçu une première dose de vaccin Pfizer contre le coronavirus, à 14 h, au centre de vaccination de Sète.

La colère d’un père

Dans la vidéo, son père se dit « fou de rage » et s’en prend aux « criminels corrompus », « aux médias de propagande » et aux « vaccins qui tuent des jeunes en pleine forme ». Établissant un lien entre la vaccination de son fils et son décès, comme de nombreux internautes, parmi lesquels de nombreux opposants au passe sanitaire et/ou à la vaccination.

Information judiciaire et autopsie

Ce mercredi 28 juillet, le parquet de Montpellier a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire « en recherche des causes de la mort », rapporte Franceinfo . Une autopsie, dont la date n’est pas connue, a été ordonnée pour déterminer les causes du décès de Maxime Beltra.

La piste de l’allergie alimentaire

Dès mardi, Midi Libre faisait état d’une « très probable allergie alimentaire grave », citant « des sources médicales concordantes, proches du dossier ». Fabrice Belargent, procureur de la République de Montpellier, affirme qu’« il est d’ores et déjà établi que le jeune homme a absorbé peu avant son décès un aliment pour lequel il avait une allergie connue ».7

La prudence du parquet

Le parquet de Montpellier reste prudent car l’examen médico-légal n’aboutira pas forcément à un résultat précis. « Des investigations complémentaires seront sans doute nécessaires », selon Fabrice Belargent, interrogé par Franceinfo.

Un vaccin sûr

Selon les autorités sanitaires, en France et en Europe, les bénéfices du vaccin anti-Covid de Pfizer/BioNTech l’emportent sur les risques.

Plus de 49 millions d’injections de ce vaccin ont été réalisées en France au 15 juillet 2021, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament, qui fait état de 0,07 % d’effets indésirables (graves et non-graves).

L’ANSM a récemment alerté les professionnels de santé sur « de très rares cas de myocardite et de péricardite signalés après administration » des vaccins à ARN messager, « principalement survenus dans les 14 jours suivant la vaccination, majoritairement après la deuxième dose et chez des hommes jeunes ».

Les experts de l’Organisation mondiale de la santé estiment que l’évolution de la myocardite et de la péricardite après la vaccination est généralement légère et répond aux traitements.

Ouest-France

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Le parquet de Montpellier, dans l’Hérault, indique mercredi 28 juillet qu’une information judiciaire « en recherche des causes de la mort » est ouverte ce jour, après le décès d’un jeune homme à la fin du mois de juillet, une mort provoquée par le vaccin contre le Covid-19 selon un homme disant être son père. Une autopsie va être conduite pour connaître les causes véritables de sa mort.

Maxime Beltra, 22 ans, est mort le 26 juillet à 23 heures, alors qu’il avait reçu une première dose de vaccin le même jour à 14 heures. Dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux et reprise par des opposants au vaccin et au pass sanitaire, un homme qui affirme être son père accuse le vaccin d’avoir provoqué sa mort et dénonce les décisions « criminelles » et « corrompues » du gouvernement ainsi que « les médias de propagande ».

Le procureur de la République de Montpellier, Fabrice Bélargent, précise néanmoins que « cette autopsie ne sera sans doute pas conclusive ». « En effet, explique-t-il, même s’il est établi à l’issue que le décès résulterait d’une allergie, il est d’ores et déjà établi que le jeune homme a absorbé peu avant son décès un aliment pour lequel il avait une allergie connue ». La piste d’une grave allergie alimentaire est donc aussi étudiée, mais « des investigations complémentaires seront sans doute nécessaires ».

France Info

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Neuf heures après avoir reçu une injection de Pfizer, un jeune de 22 ans est décédé. Une mort que son père attribue à la vaccination alors que des sources médicales concordantes l’associent à une allergie alimentaire grave. 

Lundi 26 juillet, un Sétois de 22 ans est décédé vers 23 h. Une mort tragique attribuée, par le père du jeune adulte, à la première dose de Pfizer que ce dernier avait reçu, à 14 h, au centre de vaccination de Sète. À une très probable allergie alimentaire grave, par des sources médicales concordantes, proches du dossier. 

Nous partageons la peine et la douleur de la famille”

À noter que dans la journée du mardi 27 juillet, on apprenait, par les pompiers, que le primo-vacciné avait été victime d’une “réaction allergique de type œdème de Quincke (1), en général associée à une allergie, souvent alimentaire“.

Quoi qu’il en soit, suite à cette disparition, le père du jeune homme avait laissé éclater sa douleur et sa colère dans une vidéo postée sur sa page Facebook ; une séquence dans laquelle ce dernier fait clairement une corrélation entre vaccination et décès de son enfant.

Déclaration d’effet indésirable grave

Mon fils avait 22 ans, il a été vacciné à 14 h et il est décédé à 23 h. Il est criminel de mettre sur le marché des vaccins qui n’ont pas été certifiés et testés suffisamment et qui tuent des jeunes en pleine forme“, explique entre autres, avec véhémence, le père qui espère que sa vidéo, “va faire le tour du monde“.

Du côté de la direction de la Cpts (Communauté professionnelle territoriale de santé de Thau), en charge du centre de vaccination de Sète, on déclarait : “Nous partageons la peine et la douleur de la famille. Mais que ce soit le vaccin, n’est pas établi. Il faut être prudent car le décès est intervenu longtemps après l’injection et après avoir mangé au restaurant”. La Cpts précisant que le jeune homme qui “avait déclaré avoir des antécédents allergiques, avait été gardé sous surveillance plus longtemps pour cette raison”.

L’organisme indiquant qu’une “déclaration d’effet indésirable grave” avait été faite auprès du Crpv (Centre régional de pharmacovigilance) qui va procéder à une enquête. “Malgré ce drame, il faut continuer à vacciner pour contrer le variant delta, 1 000 fois plus contagieux”, précisait la direction de la Cpts. 

(1) Une réaction allergique violente.

Midi Libre