Suisse : Dans la tête d’un Noir

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Le mouvement mondial « Black Lives Matter » ravivé suite à la mort de Georges Floyd en mai dernier à Minneapolis a trouvé un écho très important en Suisse. Être noir en Suisse, cʹest vivre une trajectoire qui nʹest sensiblement pas la même que pour une personne blanche. Ce constat provient dʹune étude coordonnée par lʹUniversité de Neuchâtel.

Un constat qui dérange… car il bouscule la croyance que notre société donne les mêmes chances à toutes et tous. La discrimination raciale avec son lot de clichés, de préjugés et de violence ordinaire se glisse dans toutes les sphères de la société.

Pour décortiquer le racisme anti-Noir, l’émission mêlent récits, éclairages d’experts ainsi que des expériences. Dans la tête de part à la rencontre de plusieurs personnes suisses ou naturalisées suisses, noires ou métis qui évoquent un vécu personnel parfois douloureux marqué par la violence de mots entendus au coin de la rue, d’attitudes condescendantes, de discrimination au travail ou d’actes racistes.

Parmi les témoignages figurent celui de Smult Kouamé, un jeune trentenaire qui a vécu, alors qu’il était étudiant à la Haute Ecole de Gestion à Genève, une arrestation musclée, non justifiée, à la douane de Bardonnex (GE). Si cet événement a été particulièrement traumatisant pour lui, il racontera combien il est courant quand on est noir.e de subir un racisme institutionnel de la part des autorités et des institutions helvétiques.

« J’ai beau être suisse, j’ai beau avoir la carte d’identité suisse, il a beau être mentionné sur ma carte d’identité origine Lancy… pour ces douaniers, policiers-là, je reste Noir ! »

Plus loin, cette émission a reproduit une expérience réalisée initialement en 1947 aux USA pendant la ségrégation. Cette expérience dite « des poupées » démontre que les stéréotypes négatifs liés à la peau noire sont intégrés très rapidement par les enfants et que même en 2020, dans un contexte suisse, la couleur noire reste dévalorisée aux yeux des enfants noirs avec pour conséquence possible, une mauvaise estime de soi. Les stéréotypes raciaux, les parents sont de plus en nombreux à les combattre.

C’est le cas de l’artiste genevoise Licia Chery : que ce soit au travers de ses chansons ou de son livre « Tichéri a les cheveux crépus », cette jeune maman s’engage pour donner un avenir diversifié à son enfant. Mais elle souligne : « Le plus important c’est de lui apprendre à s’aimer car moi je ne peux pas lui promettre un monde où sa couleur de peau ne sera pas un problème, je ne peux pas lui promettre un monde où il sera traité de manière juste… »

4 Commentaires

  1. ” Suisse : Dans la tête d’un Noir ”
    Mais qui voudrait être dans la tronche d’un singe ? … Une histoire de chocolat suisse ?

    Faisons l’expérience … Mais en Fronce
    Il est 19 h … Je suis noir, je me réveille …
    Que vais je faire ? … Relever les compteurs ? Dealer de la coco ? Dépouiller une vieille dame blanche ?
    J’hésite … Vais me recoucher, demain c’est le jour ou la CAF tombe !!

  2. “dans la tête d’un noir…”

    Il doit y avoir de la place, c’est pas la cervelle qui doit en prendre trop.

  3. Donner des chances à tous et à toutes dans tous les pays du monde est un delire franc mac
    Les congoïdes n ont pas leur place en Europe pas plus que les Blancs en Afrique d où ils ont ete chassés il y a 70 ans au nom de la liberté des peuples a disposer d eux mêmes
    C est comme ça
    Chacun chez soi

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