Suisse : En raison de la pandémie, le nombre de demandes d’asile en 2020 a baissé de plus de 20% par rapport à 2019

La pandémie a entraîné une baisse de la migration liée à l’asile. L’an dernier, la Suisse a enregistré 11.041 demandes d’asile, soit 22,6% de moins que l’année précédente (14.266).

L’Érythrée est restée le principal pays de provenance des requérants d’asile en 2020, indique le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) dans un communiqué lundi. Les autres pays de provenance importants sont l’Afghanistan, la Turquie, l’Algérie et la Syrie. Cette année, le SEM s’attend à devoir faire face à environ 15 000 nouvelles demandes d’asile (± 1500).

L’an dernier, le SEM a traité 17 223 demandes d’asile en première instance. 5409 personnes ont obtenu l’asile, pour un taux de reconnaissance de la qualité de réfugié (octroi de l’asile) de 33,3% (contre 31,2% en 2019). Le taux de protection (octroi de l’asile ou admission provisoire après une décision de première instance) s’est ainsi élevé à 61,8 % (contre 59,3 % en 2019).

Moins nombreux à quitter la Suisse

Aussi lié à la pandémie, les demandeurs d’asile ont été moins nombreux à quitter la Suisse l’an dernier. Ainsi, 1051 personnes sont parties volontairement (contre 1631 en 2019). 1518 ont été soit rapatriées dans leur État d’origine, soit renvoyées vers un État tiers (contre 2985 en 2019); 715 autres ont été transférées dans un État Dublin (contre 1521 en 2019).

La Suisse s’est également engagée auprès du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à accueillir un contingent de 1600 réfugiés particulièrement vulnérables, dont la grande majorité provient de Syrie. Ce programme, aussi entravé par la pandémie, n’a finalement permis qu’à 330 personnes d’en bénéficier l’an dernier.

En provenance des camps grecs, 70 mineurs non accompagnés ont pu rejoindre la Suisse, où ces jeunes avaient de la parenté. La Suisse a également participé à une opération d’évacuation, coordonnée sur le plan européen, du camp de Moria, sur l’île grecque de Lesbos, après un incendie: sur les 400 jeunes évacués, 20 mineurs ont rejoint le territoire helvétique.

Le Temps