“Survivant” : Un ouvrage sur l’improbable amitié entre Capucine, une journaliste française et Tourna, un jeune migrant soudanais

Dans le cadre du partenariat de France Télévisions avec l’association La Cimade, la journaliste Capucine Graby est l’invitée du 23 heures à l’occasion de la sortie de son livre “Survivant. L’incroyable résilience d’un réfugié” (éd. Hachette).

Dans Survivant. L’incroyable résilience d’un réfugié, la journaliste Capucine Graby revient sur “l’amitié improbable” nouée avec Tourna, un jeune réfugié soudanais en demande d’asile. “Il me dit souvent que je suis sa seule famille, ce qui peut être lourd à porter à certains moments, mais on a quand même l’impression d’apporter un souffle de vie, indispensable pour ces réfugiés, parce que l’attente est pour eux insupportable”, explique-t-elle. 

Le chemin de Tourna, réfugié soudanais, croise celui de l’autrice, journaliste, à un moment crucial de leurs existences. Ce jeune homme va trouver une place dans sa vie : heureuse, puis angoissante, mais une place bourrée d’émotions. A travers cette amitié improbable et puissante, l’autrice touche du doigt l’absurdité de l’administration française dont elle n’a pas les codes. La machine à broyer Tourna, pour le faire craquer, va progressivement détruire une part de leurs rêves.

La journaliste estime d’ailleurs que la pandémie de Covid-19 a généré une situation qui présente “beaucoup de similitudes” avec ce que vivent les réfugiés : “On attend, avec l’incapacité de se projeter dans l’avenir, et, eux, c’est leur quotidien. Chaque matin, ils se lèvent sans horizon de vie.” Au-delà de l’attente, Survivant. L’incroyable résilience d’un réfugié aborde également la difficulté d’aider l’autre et le dépassement de soi. “Je me suis sentie isolée et j’ai parfois été terrassée par la peur, mais il y a cette amitié forte qui fait que l’on dépasse ses limites. Aller vers un autre si différent de soi, ça permet aussi de se trouver, voire de se révéler”, assure Capucine Graby.