Syndrome du pénis doré : « Pourquoi la femme noire doit être vigilante avec certains hommes »

Eva Diallo est une Cyber-Activiste, très sensible au questions du racisme, de la violence envers les femmes, les enfants et divers faits de société. Mais elle est également une coach en gestion de stress et de vie, passionnée de psychologie, artiste, chanteuse, poète et programmeuse informatique.

C’est prouvé, il se passe quelque chose de louche dans la tête des hommes qui vivent entourés de femmes. Son nom ? Le syndrome du pénis doré.”

Non, il ne s’agit pas d’une nouvelle tendance consistant à faire un moulage de son sexe en or massif. Le terme de syndrome du pénis doré a en fait été inventé par les étudiantes du Sarah Lawrence College, un établissement spécialisé dans l’enseignement des arts à New York. L’université accueille 75% de filles contre seulement 25% de garçons. C’est là que les étudiantes ont réalisé que le même phénomène touchait beaucoup de jeunes hommes cis hétéros, peu nombreux parmi une population largement composée de femmes cis hétéros elles aussi.

Sur le campus, les hommes ont peu, voire pas du tout, de compétition lorsqu’il s’agit de séduire. Selon les étudiantes, ils reçoivent une attention disproportionnée qui leur monte à leur tête. Leur estime de soi est alors si gonflée qu’il leur semble normal de faire le minimum et même moins que ça quand il s’agit de performance sexuelle et de vie de couple.

Selon Jon Birger, un auteur spécialisé dans l’analyse des processus de séduction interrogé par Cosmopolitan, ce phénomène est avéré sur plusieurs campus universitaires mais aussi dans des villes où le ratio femme-homme est le plus élevé, comme Jackson ou Springfield, aux Etats-Unis. En allant enquêter sur le terrain pour son premier livre, l’auteur a découvert que sur ces campus largement féminins, “ces hommes n’ont rien de spécial, mais sont persuadés d’avoir un pénis doré.”

Un harem illimité

Ce syndrome est particulièrement difficile à vivre pour les femmes qui souhaitent avoir une relation sérieuse et exclusive. Selon Jon Birger, la vie amoureuse, dans ces espaces où les hommes manquent, tend à être beaucoup moins monogame. Les hommes, qui savent que leurs options sont pratiquement illimitées, peuvent continuer à swiper à droite sur Tinder pour faire de nouvelles rencontres, et ceci, à l’infini. Si bien qu’ils sont moins enclins à se caser dans une relation à long terme. […]