Tarn-et-Garonne (82) : Des affiches appelant à la libération de l’écrivain Hervé Ryssen

Entre vendredi et samedi, dans les rues de Moissac et de Castelsarrasin, des appels pour la libération du “prisonnier politique Ryssen” (de son vrai nom Hervé Lalin) ont émergé. L’individu est connu pour ses pensées négationnistes. 

Des placards appelant à la libération du « prisonnier politique Ryssen » ont fleuri sur les panneaux d’affichage de Castelsarrasin et surtout à Moissac, entre vendredi et ce samedi. Apposé par le « comité de liaison et d’aide nationaliste » (CLAN) – un groupuscule révisionniste proche des identitaires – ce soutien ne va pas manquer de soulever un légitime émoi.

D’autant plus à Moissac où des centaines d’enfants juifs appartenant à la communauté des éclaireurs israélites de France (EIF) ont trouvé refuge en bénéficiant du soutien de la population.

Écroué en septembre dernier à Fleury-Mérogis

Ryssen, est un militant d’extrême-droite adhérent dans les années quatre-vingt-dix au Front national (FN) et du Mouvement national républicain (MNR) de Bruno Mégret après la scission du parti. Il a ensuite gravité dans divers groupuscules se revendiquant “nationaliste-révolutionnaire” et pour leur antisémitisme sans complexe. Il entretient aussi des relations avec l’Africain Kémi Seba, prônant la ségrégation raciale. 

En décembre 2018, Paris Match l’avait en une, sans savoir qui il était, dans une photo où il portait un “gilet jaune” face à un gendarme mobile devant l’Arc de Triomphe.

Cet habitué de la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris spécialisée dans les délits de presse a été moult fois condamné pour des propos antisémites et négationnistes. En septembre dernier, il a été incarcéré et il purge actuellement 17 mois de prison pour plusieurs condamnations dont celles d’avoir « contesté de l’existence de crime contre l’humanité. » 

Joint le maire RN de Moissac, Romain Lopez dit “condamner les agissements de ces groupuscules qui combattent aussi le Rassemblement national“.

La Dépêche