Télévision : « Hot Chocolate Nutcracker », une version multicolore du fameux ballet de Tchaïkovski

Aux États-Unis, c’est une tradition : chaque fin d’année, quelque 600 compagnies reprennent le ballet de Tchaïkovski ! […] Debbie Allen fait pareil. Huit spectacles en fin d’année, 11.520 places vendues, 450.000 dollars de recette… Mais, pour elle, il s’agit surtout de montrer un autre visage de la danse, plus inclusif. Au moment où le Ballet de l’Opéra de Paris s’interroge sur la diversité en son sein, ce documentaire – comme « On Pointe » sur Disney + – montre l’avance prise outre-Atlantique.

Debbie a grandi à Houston, dans un quartier noir. Elle ne veut que danser mais va vite se trouver confrontée au racisme « non dit » du monde du ballet. Même le soutien de sa professeure russe Mme Semenova ne suffira pas. Allen n’est pas du genre à abandonner. Elle croise la route de Martha Graham, Twyla Tharp ou Alvin Ailey. Et s’invente un avenir. Paradoxalement, c’est lorsque sa fille, alors à la Kirov Academy, se voit « renvoyée » à sa couleur de peau que Debbie Allen se lance dans l’aventure d’une école à son nom, Dada, à Los Angeles, où 75 % des élèves sont titulaires d’une bourse.

La caméra s’intéresse à April Watson, un talent prometteur. Elle avoue avoir un autre job, caissière d’un fast-food, tout en espérant intégrer l’école d’une compagnie plus classique – ce sera le Joffrey Ballet. L’école est aussi celle du réalisme. Entre les interviews, on suit les répétitions du « Casse-Noisette » aux nuances hip-hop ou aux emprunts au style Bollywood. Du fun et du sérieux. Mais la vraie star du documentaire, c’est encore Debbie la tornade. […]

Les Échos

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