Télévision : La meilleure amie racisée, figure facile pour faire croire à la diversité dans les séries

Il y a encore quelques années, on ne voyait pas énormément de personnages non-blancs à la télévision. Dans les années 1990, des séries américaines populaires comme Friends ou Sex and the City participaient à forger un imaginaire collectif d’une Amérique exclusivement blanche.

Avec le temps, le paysage audiovisuel s’est métamorphosé et a laissé plus de place à d’autres représentations, une évolution sans doute favorisée par les contestations des minorités et de la communauté LGBT+ qui appelaient à exister sur le petit écran.

Aux États-Unis, il est aujourd’hui presque inimaginable de ne pas intégrer au moins un personnage qui n’est pas blanc sans prendre le risque de se faire rappeler à l’ordre. La série Girls, datant de 2012, a été lourdement critiquée pour le manque de diversité de son casting. L’opinion publique avait blâmé le fait que l’on puisse encore peindre une ville de New York presque totalement blanche à une époque où les questions raciales font partie intégrante du paysage médiatique.

Slate