Texas : un passager venant du Nigeria positif à la variole du singe

An interior view of an American Airlines B737 MAX airplane is seen at Dallas-Forth Worth International Airport in Dalla  –  Copyright © africanew

Au Texas, aux Etats-Unis, un voyageur en provenance du Nigeria a développé des symptômes du Monkeypox, ou variole du singe, une maladie infectieuse rare qui touche les animaux et les humains.

Actuellement hospitalisé dans un hôpital de Dallas, le résident américain a été contaminé lors de son séjour au Nigeria. Il a embarqué à Lagos le 8 juillet, pour faire escale à Atlanta, avant d’arriver à l’aéroport de Dallas le lendemain.

Vendredi, le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a confirmé dans un communiqué que le patient était bel et bien positif à la variole du singe. Aussi, le CDC soutient mettre tout en œuvre avec l’aide de la compagnie aérienne et l’État du Texas, pour contacter les passagers de ces deux avions.

Les voyageurs à bord de ces vols devaient porter des masques, ainsi que dans les aéroports américains en raison de la pandémie de Covid-19. Par conséquent, on croit que le risque de propagation de la variole de singe par des gouttelettes respiratoires à d’autres sur les avions et dans les aéroports est faible“, affirme le CDC.

Qu’est ce que le variole du singe ?

Habituellement présent en Afrique centrale, ce virus de la famille des Poxviridae se décline sous une autre souche en Afrique de l’Ouest : celle contractée par le ressortissant américain.

Même si c’est une maladie virale rare, elle reste toutefois potentiellement grave. Au départ elle se manifeste comme la grippe puis par un gonflement des ganglions lymphatiques. Bien que l’appellation “Monkeypox” laisse à penser que le singe est à l’origine de la propagation de la maladie chez l’être humain, c’est en réalité les rongeurs tels les rats et les écureuils qui en sont la principale cause.

Transmis par un animal infecté ou par contacts avec des éruptions cutanées, il peut néanmoins être transmis de personne à personne via contact respiratoire ou direct avec du linge contaminé. Il n’y a pas de traitement spécifique, la majorité des infections dure entre deux à quatre semaines.

En Afrique, il a été démontré que le virus cause la mort d’une personne sur 10 qui le contracte. Depuis le début de l’année, 13 cas ont été enregistrés avec aucun décès par le centre nigérian de contrôle des maladies (NCDC).

Avant le cas actuel, au moins six cas de Monkeypox ont été signalés chez des voyageurs provenant du Nigeria, notamment au Royaume-Uni, à Singapour et en Israël.

africanews.