Thaïs Descufon et Jérémie Piano, figures de «Génération identitaire», jugés ce mercredi (MàJ)

Retour sur ma comparution au tribunal ce matin : la peine requise est scandaleuse !
Écoutez ce que le procureur a eu le culot de dire au cours de l’audience !


15/06/2021

ULTRADROITE L’étudiante toulousaine de 21 ans est poursuivie après une opération anti-migrants mi-janvier dans les Pyrénées

Thais Descufon, ancienne porte-parole du groupe d’ultradroite Génération identitaire, aujourd’hui dissous par le gouvernement. — Olivier Coret/SIPA

L’ancienne porte-parole du mouvement d’ultradroite Génération identitaire va devoir répondre de ses actes devant la justice. Thaïs Descufon sera jugée ce mercredi avec un autre militant par le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens ( Haute-Garonne) après une opération anti-migrants mi-janvier dans les Pyrénées, a indiqué le procureur de Saint-Gaudens Christophe Amunzateguy. L’étudiante toulousaine de 21 ans est poursuivie pour provocation publique à la haine raciale et injures publiques.

Des vidéos avaient été diffusées, notamment sur le site YouTube, avec des personnes ayant participé à cette manifestation. Mi-janvier, une trentaine de militants du groupe d’extrême droite s’étaient déployés entre Luchon (Haute-Garonne) et la frontière espagnole. Avec des voitures sérigraphiées “Défend Europe”, les militants s’étaient installés au Col du Portillon, certains étaient partis en randonnée en utilisant un drone pour surveiller la frontière. Ces militants affirmaient ainsi vouloir lutter contre le « risque terroriste et migratoire dans les Pyrénées ».

Thaïs Descufon dénonce une « décision politique »

Génération identitaire a été dissous début mars. Le Conseil d’Etat a confirmé cette décision car « proportionnée à la gravité des risques pour l’ordre public » liés à l’association qui avait contesté sa dissolution via un référé-suspension.

« Cette association, sous couvert de contribuer, selon ses dires, au débat public sur l’immigration et de lutte contre le terrorisme islamiste, propage, depuis plusieurs années, des idées (…) tendant à justifier ou encourager la discrimination, la haine ou la violence envers les étrangers et la religion musulmane », avait estimé le Conseil d’Etat. Thaïs Descufon avait de son côté dénoncé une « décision politique ».

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