Thomas Pesquet : “Quand j’étais ado, je voulais être un grand noir américain”, le spationaute est-il encore Français ?

Thomas Pesquet s’est envolé pour la station spatiale internationale, ce vendredi, en fin de matinée. Il va séjourner six mois dans l’ISS. L’ancien spationaute Patrick Baudry n’a pas été tendre avec Thomas Pesquet. Ses propos font polémique.

Sa parole est rare, elle le sera encore plus. Invité de la chaîne BFMTV pour le lancement de la fusée Space X, avec à son bord Thomas Pesquet, l’ancien spationaute français Patrick Baudry a créé la polémique. Il a déclaré que “Pesquet est tellement lisse qu’on se demande s’il est encore Français.” 

Au cours de l’interview, Patrick Baudry a d’abord commenté le programme spatial “mis entre les mains du privé et dont les agences spatiales se désengagent”. Mais rapidement, le spationaute qui a fait deux missions dans les années 1980, s’est demandé si “Thomas Pesquet était bien Français ou s’il était devenu américain, tellement il est lisse” puis en ajoutant, avec un sourire “mais bon, il mange du fromage alors tout va bien”, en référence au dernier repas sur Terre de Thomas Pesquet.

Les propos de Patrick Baudry ont fait réagir sur les réseaux sociaux. En roue libre, l’ancien spationaute a par ailleurs traité l’équipage de la mission Alpha, de “touristes de l’espace payés avec nos impôts“. Mauvaise humeur, liberté de parole ou rancœur de Patrick Baudry envers Thomas Pesquet ? Ce dernier va avoir d’autres priorités pendant six mois au sein de la station spatiale internationale.

Ado, Thomas Pesquet rêvait de basket. “Malheureusement, ça ne s’est pas passé comme ça“, raconte-t-il à Brut. Mais tout petit, il vouait déjà une fascination pour l’espace et jouait dans une fusée en carton, fabriquée par son père. “Il y avait des coussins dedans, il y avait une espèce de volant, enfin, des espèces de commandes“, se souvient-il. Il y passait alors des heures et s’évadait dans des voyages interplanétaires imaginaires. S’il était fasciné par l’espace, Thomas Pesquet confie avoir eu du mal à s’identifier à ce métier. “Je ne voyais pas le lien entre ces gars qui allaient dans l’espace, qui me fascinaient. Comment ça pouvait être moi ? Non, vraiment, je ne voyais pas le truc“, raconte le spationaute.

La Dépêche & France TV Info