Toulouse (31) : Tueur à la burqa, six accusés dans le box de la cour d’assises d’appel

Les deux principaux auteurs avaient écopé de la réclusion à perpétuité, l’an dernier. Six hommes comparaissent à Albi dans le procès en appel de l’affaire du Tueur à la burqa.

Une affaire médiatique au mode opératoire unique dans les annales de la justice. A partir du lundi 19 septembre 2022 et pour une durée de trois semaines, la cour d’assises du Tarn, à Albi, abrite le procès en appel de l’affaire dite du Tueur à la burqa.

Pour ne pas éveiller les soupçons de sa cible

Le lundi 3 juillet 2017, deux tireurs travestis en couple musulman fondamentaliste promenant un landau, abattent Djamel Tahri à l’arme automatique et blessent sept personnes. Victimes collatérales de ce sanglant règlement de comptes, dans le quartier de La Reynerie, à Toulouse.

Détail insolite : Walid Derqaoui a revêtu une burqa pour pouvoir approcher sa cible au plus près, sans éveiller ses soupçons. Lors du premier procès, qui s’est tenu en septembre 2021 à Toulouse, lui et Abdelkader Ramdani ont écopé de la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de 22 ans de période de sûreté.

Niveau de sécurité renforcé

Quatre autres hommes impliqués à des degrés divers dans cette fusillade mortelle – sur fond de rivalité et de contrôle du trafic de stupéfiants, selon la PJ de Toulouse –, ont écopé de peines allant de 8 ans de prison à 25 ans de réclusion. Un seul avait été définitivement acquitté.

C’est ce procès en appel qui débute lundi 19 septembre devant la cour d’assises d’appel du Tarn. Avec sans doute un niveau de sécurité maximal autour de l’événement.

Actu.fr