Toulouse : le combat des parents de Farouk, 4 ans, né sans tibias, pour rester en France

Farouk est né au Maroc sans tibias. Pour qu’il puisse être soigné correctement, ses parents ont décidé de vivre en France il y a trois ans. Ils ont rendez-vous à la préfecture dans quelques jours pour exposer leur situation. Leur espoir : rester en France pour que Farouk continue à être soigné.

[…] Ses parents ont quitté le Maroc en mars 2018 pour lui permettre de bénéficier de soins adaptés. « Là-bas, un médecin m’a dit qu’il faudrait lui couper les pieds dans quelques années. En France, j’ai confiance dans la qualité des soins. J’ai tout vendu pour venir ici », explique son père Mohamed dans un français hésitant. Depuis son arrivée à Toulouse, le parcours de la famille n’a pas été un long fleuve tranquille. Farouk est d’abord tombé sur un médecin peu scrupuleux qui a posé un mauvais diagnostic et effectué une opération inutile lui laissant de grosses cicatrices. Depuis, un autre médecin plus compétent l’a pris en charge. Le quotidien est rythmé par les soins quotidiens. Le garçonnet se rend régulièrement à l’hôpital des enfants, il est également suivi par une kinésithérapeute, ainsi que par un orthophoniste. Reconnu handicapé à 80 % par la Maison départementale des personnes handicapées, il doit bénéficier de soins jusqu’en 2030.

Ses parents rêveraient qu’il puisse aller à l’école mais pour le moment il n’a été accepté qu’à la crèche trois demi-journées par semaine. « Il se retrouve avec des bébés de 1 an, c’est aussi pour ça qu’il ne sait dire que quelques mots », déplore son père. Toute la famille, c’est-à-dire, Farouk, son petit frère de 15 mois, et leurs parents, vit dans 20 mètres carrés au troisième étage sans ascenseur. « Nous sortons le plus souvent possible, mais il faut porter les enfants, et Farouk est de plus en plus lourd. » Malgré ces difficultés, pour leur fils, Mohamed et son épouse Fadoua sont prêts à tous les sacrifices. C’est pourquoi tous deux ont eu une grande frayeur il y a trois semaines en recevant un avis d’expulsion…

bladi