Ultradroite : Après s’être fait traiter de “grosse merde”, le youtubeur antifa Usul “ne se sent plus tranquille dans le Vieux-Lyon”

C’est entre Rhône et Saône que le célèbre youtubeur crée du contenu hebdomadaire pour Mediapart, dans lequel il revient sur l’actualité avec un œil et un ton vifs, et des idées, forcément, de gauche.

Outre son parcours et sa vision de la politique ou du métier de journaliste, l’ancien pensionnaire de jeuxvideo.com a évoqué le cas de la ville où il habite. “Je suis un peu la politique lyonnaise. Il m’arrive de croiser certains politiques à des évènements, d’échanger avec d’autres. J’ai été présenté parfois à des élus. Mais Bruno Bernard (président écologiste de la Métropole ndlr) par exemple, je pense qu’il n’était pas vraiment au courant de mon existence”, déclare ainsi celui qui a effectivement été vu aux côtés de Nathalie Perrin-Gilbert, lorsqu’elle était maire du 1er arrondissement.

Mais plus que la politique des écologistes lyonnais, c’est l’implantation de l’ultradroite qui retient l’attention d’Usul.

Dans certains quartiers, comme le Vieux-Lyon, je ne me sens pas tranquille. Un jour un inconnu s’est approché de moi en me traitant de ‘grosse merde’. Une autre fois, un autre homme a fait un salut nazi devant moi en déclarant ‘le fascisme vaincra'”, révèle-t-il, estimant que la dissolution de Génération Identitaire a fait revenir ses ex-membres “aux fondamentaux sur le terrain : bagarre, ratonnade et occupation physique de certains quartiers. Leur objectif est d’aller défoncer des militants de gauche, des noirs et des arabes”.

Usul se dit si préoccupé par la situation qu’il s’est “rapproché de la Jeune Garde Lyon et des antifascistes lyonnais”, même si ces derniers sont aussi activement surveillés par les services de la préfecture du Rhône après plusieurs actions illégales et le comportement violent de certains lors des manifestations.

Lyon Mag