Un court-métrage sur la cohésion sociale et la bienveillance, à Chartres

L’équipe tournait, jeudi soir, une scène dans les locaux de l’entreprise GT Services à Chartres.

Le réalisateur chartrain Fabrice Tavars et Julien Paris, président de l’association Grandissons Ensemble, ont tourné, jeudi et vendredi soir, à Chartres, les scènes de leur prochain court-métrage.

Dans le cadre des activités de l’association yvelinoise Grandissons Ensemble, son président, Julien Paris, s’est tourné vers son ami de longue date, le réalisateur Fabrice Tavars, pour monter un court-métrage sur la cohésion sociale et la bienveillance.

« Le 19 juin, on a organisé la journée mondiale des réfugiés à la fondation GoodPlanet. Je connaissais déjà Fabrice depuis plus de trente ans, car c’est le frère de mon meilleur ami. Je l’ai sollicité et il a tout de suite répondu positivement à ma proposition de court-métrage », raconte Julien Paris. « Il a, avec beaucoup de talent, écrit rapidement un script. Il y avait déjà des liens amicaux, mais il y a vraiment eu un coup de cœur professionnel qui est venu se rajouter. »

Une fille de 6 ans

Le film, qui raconte l’histoire d’une fille de 6 ans qui fait la connaissance d’un migrant, est construit autour de nombreux préjugés. « On veut montrer qu’avec des préjugés, on arrive à rien. Le film se passe à travers l’œil d’un enfant, ça permet d’avoir un regard positif et innocent », explique le réalisateur. Julien Paris poursuit : « Grandissons Ensemble est une association qui milite pour des valeurs telles que le vivre ensemble, la cohésion sociale et l’intérêt collectif. On veut montrer qu’il ne faut pas avoir peur de l’autre. Le but, c’est de tromper tout le monde pour, qu’à la fin, ça pousse à réfléchir. »

Pour la réalisation, l’équipe de tournage a fait appel à des migrants qui se sont portés volontaires. « Mon partenaire principal est le groupe SOS Solidarités. On a sollicité les personnes qui sont prises en charge et qui sont accompagnés par ce groupe », relève Julien Paris.

Parmi ces migrants, des Afghans, des Soudanais et des Arabes. Avant que les premières scènes soient tournées, des traducteurs sont là pour leur donner les consignes. « On tenait vraiment à les avoir, car ce sont des choses qu’ils ont réellement vécues. On a même déjà changé le scénario car ils nous disaient que, dans la vraie vie, ce n’était pas comme ça. Ça prend tout son sens et ça apporte de la crédibilité. Ça leur permet, aussi, d’avoir un temps d’échange, et de faire un atelier pédagogique. On est dans un côté plus ludique, plus agréable, dans quelque chose qu’ils ont envie de faire », ajoute le président de l’association.

Un chartrain aux commandes

C’est Fabrice Tavars, un Chartrain de 39 ans originaire du quartier de La Madeleine, qui est aux commandes du film. Ce n’est pas une première pour lui, car il a déjà réalisé plusieurs courts-métrages, tous tournés dans la capitale beauceronne. « Chartres, c’est ma ville, une belle ville d’ailleurs. Je fais tous mes tournages ici. En plus, le maire nous facilite les choses, donc c’est plus simple. On s’est tous construit ici, donc on lui rend la pareille. On essaye d’apporter le cinéma à Chartres », souligne Fabrice Tavars.

Jeudi soir, les équipes de tournages étaient composées de sept personnes, du réalisateur aux monteurs en passant par le cadreur, le preneur de son et la maquilleuse. « Le tournage se passe vraiment bien, il y a une bonne ambiance. Même si on milite pour des causes qui sont très sérieuses, on met toujours de la joie et de la bonne humeur », commente, entre deux prises, Julien Paris.

Le court-métrage, d’une durée d’une vingtaine de minutes, devrait sortir courant décembre. « L’idée, c’est de proposer le film dans différents festivals. Boris Van Gils, un réalisateur que je connais bien, va nous aider. On va également le proposer sur les différentes plateformes telles qu’Amazon Prime, Netflix ou Canal+. Mais il sera diffusé pour la première fois dans la salle de projection de la fondation GoodPlanet », termine Julien Paris.

L’ECHO REPUBLICAIN