Un millier de demandeurs d’asile ont été répartis en France en janvier

Dans le but de “désengorger” la région parisienne, où se présente la moitié des demandeurs d’asile du pays.

Les autorités ont redirigé près d’un millier de migrants présents en Île-de-France vers les autres régions en janvier, selon un premier bilan du schéma national d’accueil des demandeurs d’asile entré en vigueur en début d’année pour “désengorger” la région parisienne.

Depuis le 1er janvier, “986 demandeurs d’asile ont été orientés vers des centres d’accueil et d’examen des situations en région”, soit bien plus que les 200 à 400 personnes redirigées mensuellement l’an dernier, a annoncé à l’AFP Didier Leschi, patron de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), responsable de leur prise en charge. 

“Ça marche et c’est très utile de répartir la charge et de désengorger l’Île-de-France”, où se présente la moitié des demandeurs d’asile du pays, poursuit-il. 

En dévoilant ce nouveau schéma fin décembre, la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa avait affirmé la volonté du gouvernement de “desserrer la pression” en région parisienne, où seul 19 % du parc d’hébergement est disponible et où “des campements s’organisent régulièrement”.

95 000 demandes d’asile en 2020

Le (Schéma national d’accueil des demandeurs d’asile et d’intégration des réfugiés (SNADAR)  doit permettre selon le ministère de l’Intérieur “un rééquilibrage territorial important de la prise en charge de la demande d’asile”, qui a chuté d’environ 40 % sur fond de pandémie en 2020. Une baisse qui n’a pas empêché la création de campements informels comme celui de la place de la République à Paris, violemment démantelé par les forces de l’ordre fin novembre.

Malgré la chute globale des flux migratoires, les Afghans, premiers demandeurs d’asile en France (8 886 dossiers en 2020), “continuent d’arriver” et leur nombre n’a baissé “que de 16 %” l’an dernier, rappelle Didier Leschi. 

Le millier de personnes envoyées en province a été pris en charge “dans toutes les régions à l’exception des Hauts-de-France”, où Calais concentre déjà de nombreux migrants et demandeurs d’asile, a-t-on également appris.

En 2020, l’Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a enregistré environ 95 000 demandes d’asile.

Konbini