Une définition scientifique du Grand Remplacement

Le Grand Remplacement fait couler beaucoup d’encre. Autant du côté des tenants de son existence que de celui de ceux le qualifiant de théorie complotiste d’extrême-droite. S’il est encore possible de le nier, c’est en grande partie dû à la version littéraire que lui donne Renaud Camus, à qui ont attribue la paternité de la dénomination, et qui refuse d’aller sur le terrain des chiffres et de la science. Il n’a pas forcément tort, à partir du moment où le peuple a arrêté de se penser comme “blanc” pour se penser “Black-Blanc-Beur’. C’est suffisant pour y voir le changement profond qui l’anime.

Mais pourtant, c’est sur ce manque de scientificité que pérorent les opposants alors qu’il parait assez simple d’offrir une définition claire, concise, dépassionnée et revêtant un caractère scientifique permettant de la valider ou l’invalider.

Onfray – “L’ONU dit oui, les indigénistes disent oui mais quand Renaud camus le dit on dit complotiste, raciste…”

C’est quoi exactement le grand remplacement ?

Allons droit au but. Le Grand Remplacement, c’est la diminution de la part d’Européens au sein des populations habitant l’aire de la civilisation occidentale héritée de leurs ancêtres, au profit d’une part grandissante d’extra-européens.

Pour bien s’entendre sur les termes, il faut alors définir ce qu’est un Européen et ce qu’est l’aire de civilisation occidentale.

C’est quoi un Européen ?

Un Européen est un individu dont les ancêtres sont issus du foyer de peuplement ayant évolué dans l’espace géographique se situant à l’ouest de l’Eurasie, de l’Atlantique à l’Oural entre -50,000 et aujourd’hui. En vert sur la carte de Luigi Cavalli-Sforza.

Carte des différents grands groupes génétiques de Luigi Cavalli Sforza

D’un point de vue génétique, un Européen est issu du mélange de 3 peuples ancestraux : les Western European Hunter-Gatherers, les Early European Farmers et les Yamnaya, avec un faible pourcentage de Néandertal tel que le décrit David Reich, cela dans des proportions différentes.

Génétique des peuples européens

Il existe donc des marqueurs permettant d’identifier l’origine des individus et de savoir s’ils sont issus d’Europe ou non. Mieux encore, le projet Pop-Gen collecte des données génétiques des différents Français et trouve des variations pouvant être utilisées comme marqueurs à des échelles encore plus fines relevant de la ville ou de la région. Les chercheurs de l’institut du Thorax ou de l’Inserm de Brest ,sous la houlette d’Emmanuelle Génin, ont travaillé sur des panels régionaux.

On pourrait donc facilement quantifier, s’il existe, un Grand Remplacement en mesurant le pourcentage d’individus possédant ce génotype dans l’aire de Civilisation Occidentale.

C’est quoi l’aire civilisationnelle occidentale ?

L’aire de civilisation occidentale, telle que définie par Huntington, est composée de l’Europe, qui est le berceau des Européens, les États-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’extension Orthodoxe jusqu’à Vladivostok étant plus discutable.

On peut alors se demander si ce phénomène est avéré?

la Science pourrait donc tout à fait y répondre avec précision, sans faire appel à des notions complotistes ou racistes, mais en se basant simplement sur la génétique de populations. Pour valider ou invalider le phénomène du Grand Remplacement, il suffit en réalité de regarder  l’évolution du pourcentage d’individus Européens au sein des différents pays occidentaux tels qu’identifiés précédemment.

Dans les pays disposant de statistiques ethniques, imparfaites, comme les USA et le UK, on voit que cette proportion diminue et que les projections donnent une tendance à la baisse comme montré ci-dessous sur ce graphique tiré du travail de Phillip Rees, un démographe anglais.

En France, il est difficile d’avoir des chiffres. Macron parle de “plus de 10 millions de nos concitoyens qui ont des familles de l’autre côté de la Méditerranée”. Ce qui ferait plus de 15% de la population actuelle disposant d’un patrimoine génétique (au moins partiel) africain.

Dans certains quartiers, les habitants s’étonnent que leurs fils ne sachent pas si Pierre est un vrai prénom ou seulement une convention littéraire et pointent du doigt le remplacement des autochtones en parlant de « manque de mixité sociale ».

Les derniers chiffres de l’INSEE nous indiquent qu’en 2017 “44 % de la hausse de la population émanaient des immigrés”, ce qui témoigne d’un phénomène en cours.

À partir de quel pourcentage peut-on considérer que le peuple initial est “remplacé” ? 

Chacun se fera son idée mais c’est le seul point sur lequel les opinions peuvent diverger, car le reste recouvre une réalité et non une théorie complotiste. Il existe une dynamique voyant le pourcentage d’Européens diminuer sur les terres qui les ont vu naître, rendant la cohabitation de plus en plus difficile. Le Grand Remplacement n’est pas un fantasme d’extrême-droite; par contre, le vivre-ensemble est bien un fantasme de gauche.
Le Grand Remplacement n’est pas inéluctable, cette dynamique peut être enrayée.