Villeurbanne (69) : Le Soudanais Ahmed Adam a pu être adopté par Jean-Pierre et Laurence mais on lui refuse toujours un titre de séjour, “Si je rentre au pays, je suis un homme mort” (Màj vidéo)

 

 

Ahmed Adam, jeune soudanais âgé alors de 23 ans est arrivé en France en Juillet 2017 après un parcours dangereux, sur un rafiot gonflable chargé de 128 migrants dont 7 se sont noyés au cours de la traversée de la Méditerranée à l’image de ce que la presse et la télévision peuvent vous montrer. Il a fui Khartoum (Soudan) et son quotidien de guerre, de pauvreté et de tortures qui mettaient sa vie en danger.

Après un périple de plusieurs semaines il est arrivé au CAO (Centre d’accueil et d’orientation) de Vénissieux où il a entamé des démarches de demande d’asile. Pendant lesquelles il s’est investi avec l’intention de s’insérer dans notre société. Notamment il a suivi des cours de français. Je l’ai rencontré au sein d’une association où je dispensais bénévolement ces cours. Son état de santé physique et psychologique avait accru sa vulnérabilité, et avec mon épouse nous l’avons soutenu dans son suivi médical. Ses tortures au Soudan ont en effet nécessité deux interventions chirurgicales, à Lyon. Assez naturellement mon épouse et moi l’avons aidé pendant cette période. Des relations fortes se sont établies entre lui et nous. Au fil des mois les liens se sont resserrés et nous avons décidé d’adopter Ahmed. Adoption autorisée par jugement du tribunal des familles, le 20 novembre 2018.

Ahmed est donc notre fils, heureux de l’être tout comme nous sommes fiers d’être ses parents ! Oui, mais l’administration française refuse jusqu’à présent de lui délivrer un titre de séjour, arguant du fait qu’il ne court pas de risque dans son pays !  Cruelle situation car à tout moment Ahmed risque de se voir refluer vers le Soudan.

Ahmed fait partie de notre famille et nous ne pouvons pas lui garantir un avenir comme tout parent doit le faire. En outre, sans papiers il ne peut prétendre à aucune formation, à aucun travail. Nous n’acceptons pas cette situation !

Le Progrès