Vosges (88): enquête ouverte sur une pancarte représentant une croix gammée formée de seringues

La préfecture des Vosges avait effectué un signalement au parquet après la publication dans le journal d’une photo de la pancarte.

La pancarte a été vue sur les dernières manifestations spinaliennes.  Photo VM /Ph. B.

Une enquête a été ouverte sur une pancarte représentant une croix gammée formée de seringues brandie lors des manifestations anti-pass sanitaire à Épinal (Vosges), a indiqué ce jeudi le procureur de la République de la ville Nicolas Heitz.

L’enquête, confiée au commissariat de police de la ville, porte sur le « port ou l’exhibition d’uniformes, insignes ou emblèmes rappelant ceux d’organisations ou de personnes responsables de crimes contre l’humanité », a-t-il précisé. Cette infraction est passible d’une amende pénale de 1 500 euros.

Une photo qui fait polémique

Après la parution d’un article dans Vosges Matin, la préfecture des Vosges avait effectué un signalement au parquet au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale qui impose à toute autorité ayant connaissance d’un crime ou d’un délit de le signaler à la justice. Une photo publiée dans le quotidien régional montre une manifestante arborant une pancarte sur laquelle des seringues forment une croix gammée et barrée de ces mots : « Plus jamais cela ! Halte au nazisme… ».

Cette enquête a été ouverte alors qu’à Metz (Moselle), Cassandre Fristot, une enseignante « connue pour son appartenance à la mouvance d’extrême droite » sera jugée en septembre pour « provocation à la haine raciale » après avoir brandi samedi une pancarte antisémite dans une manifestation anti-pass sanitaire. La diffusion d’une photo de l’écriteau sur les réseaux sociaux avait suscité un tollé dans la classe politique et les organisations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

Le Parisien